Si j’écoutais la détresse du monde, cela révolterait mon âme, mais jamais ne me dissuaderait d’en reconnaître sa grandeur. Même si le ciel s’assombrit, j’entrevois, au delà de la brume épaisse, le rayon d’un soleil qui finira par redonner le juste éclat sur des détails de toute importance. Je peux ressentir, derrière cette couche d’incertitudes, la vie qui s’anime entre mes mains et je peux accéder à la réconciliation de mes croyances. Je retrouve mes univers, intacts et riches de nouvelles destinations. Pourquoi chercher au loin ce qui est à la portée de mes mains. L’esprit est dans mes mains, je peux encore communiquer avec la terre, et, je le confie à cette généreuse matière d’espoir.